Un dispositif qui change la vie de centaines de jeunes filles
Lancé en2012, « Allez les Filles » accompagne des jeunes filles de 11 à 16 ans éloignées de la sportive. Elles y découvrent le sport, la culture, et développent leur confiance en elles. Le programme a déjà touché de 550 jeunes filles dans les villes de Colombes, Poissy, Saint-Denis et Vitry-sur-Seine.
>Pour Priscilla Gneto, médaillée de bronze olympique à Londres en 2012 et championne d’Europe 2017, accepter d’en devenir la marraine ne s’est d’ailleurs pas discuté longtemps. « Jai tout de suite accepté parce que je pense vraiment que le sport nous fait grandir, donne une forte confiance en soi et apprend à dépasser. Le sport est un formidable levier d’insertion sociale. »
Du dojo auours d’éloquence
La saison a d’abord démarré au Parc des Princes avec journée de lancement qui a réuni les 80 participantes du programme. Ensuite, le 28 janvier, les jeunes filles dery-sur-Seine ont rejoint le dojo du Plessis-Robinson pour une initiation au judo. « Beaucoup ne connaient pas le judo et j’ai découvert de vraies guerrières. J’ai beaucoup aimé avoir un moment prégié, uniquement avec le groupe de Vitry », se souvient Gneto.
Puis, le25 mars, place à un exercice bien différent. Un concours d’éloquence s’est tenu au Parc desinces, où près de 70 jeunes filles ont défendu des sujets de société, du sport comme facteur de rassemblement l’égalité femmes-hommes. Membre du jury, la judokate n’a d’ailleurs pas caché son. « J’étais vraiment bluffée. Elles ont écrit des textes sur des sujets forts et je me suis même demandé, à leur âge, j’aurais été capable de faire la même chose. »
« J’ai l’impression d’endosser un rôle de grande sœur »
Au-delà des événements,’est surtout la relation tissée avec le groupe qui a le plus marqué Priscilla Gneto. « Au début, elles très timides. Puis, petit à petit, elles se sont ouvertes. On a beaucoup échangé, rigolé, m’ont même ajoutée sur Instagram. J’ai vraiment eu l’impression d’endosser un rôle de grande s, et c’est un rôle que j’adore. »
Enfin, la saison s’estvée au Campus PSG, lors des Olympiades « Allez les Filles ». Ateliers sportifs et remise des réenses ont rythmé cette dernière journée, en présence des familles. De quoi donner à la judokate du PSG Judo envie évidente de repartir pour un tour. « Si l’occasion se présente à nouveau, je serai marraine sans hiter. C’est un programme génial qui permet à des jeunes filles de se retrouver autour du sport, de prendre confiance elles et de s’ouvrir aux autres. »
Au terme de cette saison, Priscilla Gnetoient avant tout la force du lien créé avec ces adolescentes. Une expérience humaine qui confirme, selon elle, que le sport dép largement la performance pour devenir un véritable outil d’émancipation.


Laisser un commentaire