Trump s’en prend violemment à une journaliste de CNN après une question sur Natalie Harp

Trump Furious at CNN Reporter Over Natalie Harp Question

Une nouvelle polémique éclate à Washington. Le président américain Donald Trump et la Maison Blanche se sont vivement emportés ce lundi 17 août contre une journaliste de CNN, Kristen Holmes. En cause : une question posée au milliardaire de 80 ans sur sa proximité supposée avec une assistante, Natalie Harp, après une attaque d’un élu démocrate.

L’incident s’est produit lors d’une séance de questions-réponses dans le Bureau ovale. Kristen Holmes, correspondante de CNN à la Maison Blanche, a demandé au président de réagir aux propos tenus pendant un meeting par le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff. Ce dernier avait reproché à Donald Trump de privilégier ses centres d’intérêt personnels à son travail de président.

Une question qui met le feu aux poudres

« Il n’a pas envie de faire son boulot. […] Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie », a lancé Jon Ossoff, en référence à Natalie Harp, une assistante dont plusieurs médias soulignent l’omniprésence auprès de Donald Trump. La jeune femme est même qualifiée de « doudou » du chef de l’État par la journaliste très bien informée Maggie Haberman. Certains observateurs de la vie politique à Washington vont jusqu’à imaginer que Natalie Harp serait sa maîtresse.

Donald Trump n’a pas réellement répondu à la question de Kristen Holmes. Mais un peu plus tard, alors que l’échange se poursuivait, le président s’en est pris frontalement à la correspondante de CNN, qui tentait cette fois de l’interroger sur le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

« Tais-toi ! » : l’escalade verbale

« Tais-toi ! », a répété agressivement Donald Trump, connu pour attaquer les femmes journalistes avec une virulence particulière. « Vous êtes une personne bruyante et turbulente », a-t-il poursuivi, en attaquant également la chaîne CNN, accusée de propager de « fausses informations ».

La Maison Blanche est allée encore plus loin. Le compte officiel de l’administration américaine, Rapid Response 47, a publié sur X un message d’une rare violence à l’encontre de la journaliste. « Un jour, vos enfants tomberont sur cette question dégoûtante et inhumaine que vous avez posée. Ils seront écœurés et gênés d’avoir un parent aussi insensible et vindicatif. C’est très inquiétant », peut-on lire.

Dans un autre message, ce même compte accuse Kristen Holmes d’avoir asséné un « coup bas contre l’une des assistantes du président Trump ».

CNN défend sa journaliste

Face à ces attaques, CNN a rapidement réagi dans un communiqué de soutien à Kristen Holmes. « Kristen Holmes est l’une des journalistes les plus respectées et accomplies à couvrir la Maison-Blanche. Cet après-midi, elle a fait son travail et a posé au président des États-Unis une question difficile, pertinente et d’intérêt public, au nom du peuple américain », a déclaré la chaîne.

CNN a également dénoncé une atteinte à la liberté de la presse. « Les responsables publics sont libres de contester des informations avec lesquelles ils ne sont pas d’accord, mais attaquer personnellement des journalistes pour leurs questions est indigne de la fonction et contraire à la liberté de la presse », a poursuivi la chaîne de télévision américaine, régulièrement discréditée et insultée par le président américain.

L’entourage de Trump monte au créneau

Les commentaires de Jon Ossoff ont piqué à vif l’équipe de communication de l’exécutif. Plus tôt dans la journée, le directeur de la communication de la Maison Blanche Steven Cheung avait posté sur X l’extrait du discours évoquant l’assistante de Donald Trump et insulté le sénateur démocrate, en l’accusant d’être une « pauvre mauviette » qui « hait son pays ».

Un porte-parole de l’exécutif, Davis Ingle, a lui traité Jon Ossoff de « poids plume » et de « théâtreux efféminé » sur la même plateforme. Une escalade verbale qui illustre la tension extrême entre la Maison Blanche et ses détracteurs, à quelques mois des prochaines échéances électorales.

Cette nouvelle polémique s’inscrit dans un climat de défiance croissante entre le pouvoir exécutif américain et les médias. Donald Trump a fait de la presse l’une de ses cibles favorites, n’hésitant pas à qualifier les journalistes de « ennemis du peuple ». Les attaques personnelles contre les femmes journalistes, en particulier, sont devenues une marque de fabrique du président américain.

En s’en prenant à Kristen Holmes et à sa famille, la Maison Blanche franchit un nouveau cap. La question posée par la journaliste, loin d’être anecdotique, portait sur des allégations formulées publiquement par un élu de la nation. La réaction disproportionnée de l’administration Trump soulève des inquiétudes quant à la protection de la liberté de la presse aux États-Unis.

Cette affaire rappelle que la couverture de la présidence Trump reste un exercice à haut risque pour les journalistes. Entre insultes, menaces voilées et tentatives de déstabilisation, la Maison Blanche semble déterminée à faire plier les médias indépendants. Mais CNN et d’autres grandes rédactions américaines continuent de défendre leurs reporters, estimant que poser des questions difficiles au pouvoir est au cœur de leur mission démocratique.

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