Parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise : le projet français douché par Toei Animation

French Dragon Ball Park Project Still Uncertain

Le dragon Shenron est annoncé en grand, mais le dossier, lui, reste suspendu à un feu vert décisif. Lundi, Toei Animation Co., l’un des ayants droit de Dragon Ball, a publiquement refroidi l’hypothèse d’un parc d’attractions français consacré au manga, régulièrement cité depuis l’annonce du méga projet saoudien dans le Val-d’Oise.

L’entreprise japonaise a tenu à clarifier sa position après des semaines de spéculations nourries par des élus locaux et des médias français. Selon Toei, aucune licence n’a été accordée pour un parc à thème Dragon Ball en France. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux, montrant des montagnes russes aux couleurs de Sangoku ou des statues géantes de Shenron, ne correspondent pas à un hypothétique chantier hexagonal. Elles sont en réalité associées au parc Dragon Ball annoncé à Qiddiya City, en Arabie Saoudite.

Un emballement médiatique et politique

Depuis plusieurs mois, le Val-d’Oise s’était pris à rêver. Des rumeurs insistantes évoquaient l’implantation d’un parc d’attractions Dragon Ball sur d’anciennes friches industrielles, porté par des investisseurs privés et soutenu par des collectivités locales. Certains élus avaient même évoqué des retombées économiques considérables : des milliers d’emplois, des retombées touristiques massives et une visibilité internationale pour le département.

Mais la déclaration de Toei Animation vient briser net cet élan. Le studio japonais, qui détient les droits d’exploitation de la franchise aux côtés de Shueisha et de Bird Studio, a rappelé que toute utilisation commerciale de l’univers Dragon Ball nécessite un accord formel. Or, à ce jour, aucun contrat n’a été signé pour un parc en France.

La confusion avec le projet saoudien

La confusion trouve son origine dans l’annonce, en 2024, d’un gigantesque parc à thème Dragon Ball à Qiddiya City, près de Riyad. Ce projet pharaonique, porté par le fonds souverain saoudien, prévoit plus de 500 000 mètres carrés dédiés à l’univers d’Akira Toriyama, avec des attractions inspirées des sept Dragon Balls, de la tour Karin ou du temple de Kami.

Les visuels officiels de ce parc saoudien, largement diffusés en ligne, ont été repris par erreur dans plusieurs publications françaises. Des articles ont ainsi illustré des articles sur le projet du Val-d’Oise avec des images du parc de Qiddiya, alimentant la confusion. Toei Animation a donc tenu à remettre les pendules à l’heure : les seules images officielles d’un parc Dragon Ball concernent l’Arabie Saoudite, pas la France.

Un projet français encore flou

Reste à savoir si un projet français existe réellement. Contactés, les porteurs présumés du dossier n’ont pas souhaité commenter. Certains observateurs évoquent des études exploratoires menées par des promoteurs privés, sans qu’aucun accord de licence n’ait été formalisé. D’autres pointent des manœuvres spéculatives visant à valoriser des terrains en attente de reconversion.

Le département du Val-d’Oise, lui, se montre prudent. Si plusieurs élus avaient exprimé leur enthousiasme ces derniers mois, aucun n’a confirmé l’existence d’un partenariat officiel avec Toei Animation ou ses représentants. La prudence est désormais de mise, alors que la crédibilité du territoire est en jeu.

Les leçons d’un emballement

Cet épisode illustre les risques d’un emballement prématuré autour de projets d’envergure. Dans un contexte de concurrence féroce entre territoires pour attirer des investissements, la tentation est grande de surinterpréter des signaux faibles. Mais dans le cas de Dragon Ball, la propriété intellectuelle est étroitement contrôlée par des ayants droit japonais peu enclins aux annonces précipitées.

Pour les fans français, l’espoir de voir un jour un parc Dragon Ball dans l’Hexagone n’est pas totalement éteint. Mais il faudra patienter, et surtout attendre une confirmation officielle des détenteurs de licence. En attendant, le parc de Qiddiya City reste la seule destination annoncée pour vivre l’expérience Dragon Ball en grandeur nature.

En résumé, le projet de parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise reste à l’état de rumeur. Toei Animation n’a accordé aucune licence pour la France, et les images qui circulent sont celles du parc saoudien de Qiddiya City. Les collectivités locales devront faire preuve de rigueur avant de communiquer sur d’éventuelles retombées économiques.

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