Municipales à Poissy : Sandrine Berno Dos Santos tend la main à la gauche pour contrer Karl Olive

Poissy Mayor Reaches Out to Left After Election Setback

Un vent de panique souffle sur la majorité sortante. Distée de plus de dix points au soir du premier tour, la maire de Poissy, Sandrine Berno Dos Santos, envis un rapprochement aussi spectaculaire qu’inattendu avec la gauche locale. Selon des sources concordantes, l’ue, lâchée par sa famille politique, chercherait à obtenir le soutien de Mathieu Paranthoen pour tenter sauver un fauteuil qui semble lui échapper.

Une déroute annoncée pour la candidate étiquette

Le verdict des urnes est sans appel. Avec seulement 32,42 % des suffragesrimés, soit 4 310 voix, Sandrine Berno Dos Santos accuse un retard considérable sur son prédécess et rival, Karl Olive, qui a recueilli 42,61 % des voix (5 684 bulletins). Un é de plus de dix points qui place la maire sortante en position de grande faiblesse à l’aube du second tour La situation est d’autant plus critique que l’intéressée a mené cette campagne sans le soutien de son propre camp,ée de l’investiture des Républicains.

Élue en 2020 dans un contexte très particulier Sandrine Berno Dos Santos avait hérité du fauteuil laissé vacant par Karl Olive, parti siéger à lAssemblée nationale. Un mandat qui semble aujourd’hui n’avoir été qu’une parenthèse, tant la dynamique est enaveur de l’ancien édile, bien décidé à reconquérir sa ville de cœur.

Face à ce péril électoral la stratégie de la dernière chance prend la forme d’une main tendue à Mathieu Paranthoen, chef de file de la « Mieux Vivre Poissy, la gauche et l’écologie avec nous ». Une alliance de circonstance qui aurait de surprendre, tant les positions semblaient irréconciliables. Interrogé la semaine dernière par notre rédaction Mathieu Paranthoen avait en effet qualifié les deux favoris de « bonnet blanc, blanc bonnet », jugeant « très improbable » toute forme d’accord avec la candidate de droite.

Le score de la gauche, inférieur à %, ne lui permet pas de se maintenir au second tour ni d’obtenir de sièges au conseil municipal. Pour Sandrineo Dos Santos, l’équation est simple : seule une mobilisation massive de cet électorat orphelin pourrait comb son retard. Mais le calcul semble bien fragile. Rien n’indique que l’électorat de gauche soit prêt se reporter sur une candidate qu’il a toujours combattue, et encore moins que son leader accepte de se dédire aussi spectulairement.

Le boulet de l’héritage Bernard

Cette campagne rav par ailleurs les fantômes du passé. L’ombre de Frédérik Bernard, ancien maire de Poissy dont leat calamiteux s’était soldé par une déroute historique en 2014 (24,84 % contre 62,42 pour Karl Olive), plane sur cette élection. Son soutien affiché à Sandrine Berno Dos Santos apparaît aujourd’hui comme poids plus qu’un atout, à l’image d’un bilan que beaucoup de Pisciacais préfèrent oublierp>

Ce parrainage encombrant illustre les divisions profondes d’une droite locale qui n’a jamais vraimentéré le départ de Karl Olive. La ville, historiquement ancrée à droite, semble aujourd’hui déchirée entre la nostalg d’un maire charismatique et une succession qui n’a jamais convaincu.

Un second tour haute tension

L’entre-deux-tours s’annonce donc agité dans cette commune des Yvel. Les tractations en coulisses vont bon train, et chaque voix comptera dans un scrutin qui s’annonce serrégré l’écart du premier tour. La maire sortante joue son va-tout, quitte à renier ses politiques dans une ultime tentative pour conserver le pouvoir.

Le dimanche 22 mars, les électeurs deissy trancheront ce duel au sommet. Soit Sandrine Berno Dos Santos réussit un improbable virage à et sauve son mandat, soit Karl Olive parachève son retour triomphal et reprend les rênes d’une ville qu n’a jamais vraiment quittée. Une chose est sûre : le paysage politique pisciacais sortira profondément transform de cette élection.

En définitive, cette séquence électorale illustre la fragilité d’un mand conquis par défaut et l’inexorable retour en grâce d’une figure politique locale. Le ralliement hypothétique la gauche ne semble pas en mesure d’inverser une dynamique solidement ancrée en faveur de l’ancien ma.

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